Odeur d’audit financier à la FEMAFOOT : Bavieux réclame une facture de 52 millions de nos francs à Baba Diarra

Le torchon a commencé par brûler entre Mamoutou Touré dit Bavieux et son ex faiseur de roi Baba Diarra. Tous les deux sachant qu’ils seront appelés à justifier les dépenses de la FEMAFOOT lors de l’audit qui s’annonce conformément à la feuille de route du Comité de Normalisation mis en place, le 10 janvier dernier, sont désormais à couteaux tirés au sujet d’une facture de 52 millions de francs CFA.

En Homme prudent voyant le mal venir de loin selon lequel Baba Diarra pourrait mettre toutes les sorties d’argent sur son dos, pour l’avoir hissé à la présidence de la FEMAFOOT d’octobre 2017 à ce début janvier 2018. Ainsi, Bavieux a pris l’initiative de réclamer la facture devant servir de justificatif à qui de droit le moment venu. Toute chose qui semble mettre un terme à la lune de miel qui a longtemps caractérisé ce duo intrépide.

Comme les choses peuvent vite basculer pour des esprits qui cherchent toujours à forcer les passages ! Les amis d’hier peuvent se révéler, mine de rien, des ennemis ou, au mieux des cas, des Adversaires d’aujourd’hui. C’est le moins qu’on puisse dire de la situation conflictuelle qui prévaut de nos jours entre les deux Hommes forts de la FEMAFOOT version crise. Les sieurs Baba Diarra et Mamoutou Touré, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, respectivement Président et 1er Vice-président de l’instance dirigeante du football malien pendant sa période tumultueuse, ne sont plus en odeur de sainteté. Pour cause, outre de nombreuses dépenses qui auront du mal à être justifiées au futur audit de la Fédération Malienne de Football, celles d’une valeur de 52 millions de nos francs semblent ne pas recueillir du laxisme chez l’infortuné Bavieux qui aura passé, qui plus est illégalement, en tout et pour tout 3 petits mois au sommet du football malien.

En effet, Mamoutou Touré a désormais les yeux bien ouverts pour opposer une fin de non recevoir à toute autre manigance de Baba Diarra parce que connaissant l’usage que ce dernier a fait de cet argent dont il sent le poids sur les épaules. Il a fallu que ces deux hommes entretiennent la crise qui a trop duré à la FEMAFOOT avec de l’argent notamment pour la corruption de certains décideurs de la CAF, la communication intéressée de tout ce qui se tramait à la fédération jusqu’à la mascarade électorale qui devrait installer Bavieux dans le fauteuil avéré éphémère. Tout le monde a encore en tête la cacophonie et la rapidité par lesquelles ce Bavieux avait été catapulté au sommet de la famille football du Mali le 9 octobre dernier malgré que les émissaires de la FIFA, dépêchés à Bamako, aient estimé que les conditions n’étaient pas favorables à l’élection du Président.

Trois mois après cette acrobatie faite à l’Hôtel Olympe, Mamoutou Touré dit Bavieux se retrouve devant le fait accompli selon lequel celui qui devait faire de lui le Roi avait usé de toutes ces machinations à la limite d’un forcené, juste pour pouvoir se mettre à l’abri de probables accusations de malversations financières. Il est peut-être tard pour lui mais l’Histoire aura retenu qu’il s’est au moins rendu compte du fait qu’il est aujourd’hui assimilable à un bouc émissaire susceptible de ramasser des pots cassés. C’est, donc, pour ruminer sa colère restée au travers de sa gorge, qu’il n’a pas attendu que l’audit soit enclenché avant de se faire entendre par son mentor d’hier. Pourvu qu’il sache se débattre pour se sortir d’affaires ; car, pour ces responsabilités qui ne sont pas forcément les siennes à 100%, c’est son habileté ou celle de Baba Diarra qui déterminera celui qui devra payer pour surfacturation ou sortie d’argent injustifiée. Vivement les épisodes de cette guerre ouverte !

 

Source: Le Combat

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